Le point de vue de Nadine de Weimar

Bonjour,

je suis Nadine,

Nadine de Weimar.

______

Chaque jour découvrez mon point de vue,
mes idées, mes commentaires ...

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nadinedeweimar@gmail.com

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La Boutique

 

Sep 9 2010
Cher(e)s ami(e)s,
Nous nous rendrons sur les berges du canal de l’Ourq à 19h00 le Mercredi 15 Septembre pour la dispersion des cendres de Nadine.
S’en suivra un cocktail hommage arrosé au Brandy. Inscrivez-vous.
Décidément, avec cette histoire, la pluie et les impots à payer, la rentrée c’est vraiment pas marrant.

Cher(e)s ami(e)s,

Nous nous rendrons sur les berges du canal de l’Ourq à 19h00 le Mercredi 15 Septembre pour la dispersion des cendres de Nadine.

S’en suivra un cocktail hommage arrosé au Brandy. Inscrivez-vous.

Décidément, avec cette histoire, la pluie et les impots à payer, la rentrée c’est vraiment pas marrant.


Sep 6 2010
Mademoiselle Sonia de Weimar sa soeur, Hervé de Weimar son fils, Catherine Boissac et Daniel Lebon ses amis, l’ensemble de ses proches, collègues et élèves ont la douleur de vous annoncer
le décès de Mademoiselle Nadine de Weimar, survenu le 28 août 2010, à Palerme, à l’âge de 48 ans. Nadine était signalée comme disparue depuis le 16 juin 2010. Elle avait en fait rejoint dans la plus grande discrétion son amant Italien. Tous deux passèrent l’été reclus dans une petite maison de Sicile à 18 kilomètres à l’Est de Palerme. Les autorités Italiennes contactèrent ses proches lorsqu’ils découvrirent les corps de Monsieur Guido Fericcelli, repris de justice et Mademoiselle Nadine de Weimar gisant sur la plage de Porticello. Il semblerait que le couple ayant décidé de faire une sortie en mer nocturne sur un monocoque en mauvais état fut surpris par des vent forts et percuta un rocher avant de sombrer.

Mademoiselle Sonia de Weimar sa soeur, Hervé de Weimar son fils, Catherine Boissac et Daniel Lebon ses amis, l’ensemble de ses proches, collègues et élèves ont la douleur de vous annoncer

le décès de Mademoiselle Nadine de Weimar, survenu le 28 août 2010, à Palerme, à l’âge de 48 ans.

Nadine était signalée comme disparue depuis le 16 juin 2010. Elle avait en fait rejoint dans la plus grande discrétion son amant Italien. Tous deux passèrent l’été reclus dans une petite maison de Sicile à 18 kilomètres à l’Est de Palerme. Les autorités Italiennes contactèrent ses proches lorsqu’ils découvrirent les corps de Monsieur Guido Fericcelli, repris de justice et Mademoiselle Nadine de Weimar gisant sur la plage de Porticello. Il semblerait que le couple ayant décidé de faire une sortie en mer nocturne sur un monocoque en mauvais état fut surpris par des vent forts et percuta un rocher avant de sombrer.

Jul 12 2010
Chères amies, Chers amis, je suis désemparée, ma sœur Nadine a disparu.Après un mois sans nouvelles, je viens de m’apercevoir qu’elle a lâchement tout abandonné : son travail, ses élèves, son fils, son appartement et ses amies.Quelques indices nous laissent cependant imaginer qu’elle a pu fuguer : ses robes préférées, le Birkin de maman, et sa collection de savons ont disparu.Je ne l’ai jamais vraiment écoutée. Je ne sais donc pas ce qu’elle a pu avoir en tête ces derniers mois …Aidez-làMoi j’en profite pour sous-louer son T2.

Chères amies,
Chers amis,

je suis désemparée, ma sœur Nadine a disparu.
Après un mois sans nouvelles, je viens de m’apercevoir qu’elle a lâchement tout abandonné : son travail, ses élèves, son fils, son appartement et ses amies.

Quelques indices nous laissent cependant imaginer qu’elle a pu fuguer : ses robes préférées, le Birkin de maman, et sa collection de savons ont disparu.

Je ne l’ai jamais vraiment écoutée.
Je ne sais donc pas ce qu’elle a pu avoir en tête ces derniers mois …

Aidez-là

Moi j’en profite pour sous-louer son T2.

Jun 15 2010
Elle n’a pas hésité.
Pas une seconde. Ma sœur a une inspiration et une aisance qui m’ont toujours impressionnée. Là ou moi je doute, Sonia fonce.
Même si je ne peux pas compter sur elle, je l’écoute toujours d’une oreille attentive - certains conseils sont bons à prendre. Comme par exemple sa solution radicale pour éliminer les fardeaux de graisses qui s’accumulent depuis le mois de septembre ici et là. Elle peut parler, elle qui ne pourrait même pas se beurrer une tartine avec le gras de sa poitrine.
Elle avale du Alli depuis déjà un mois - si j’ai bien compris elle va devoir passer 4 jours à moitié nue sur une plage de Corse, à Calvi, dans quelques semaines. Ça a l’air plutôt sérieux son histoire, suffisamment en tout cas pour devenir incontinente et faire de l’aérophagie jour et nuit.
Ca me ferait certainement du bien à moi aussi. Non pas d’aller à Calvi mais de me débarrasser de ces lipides qui squattent mon derrière.
Des pruneaux et du paracétamol feraient certainement l’affaire, non ?

Elle n’a pas hésité.

Pas une seconde. Ma sœur a une inspiration et une aisance qui m’ont toujours impressionnée. Là ou moi je doute, Sonia fonce.

Même si je ne peux pas compter sur elle, je l’écoute toujours d’une oreille attentive - certains conseils sont bons à prendre. Comme par exemple sa solution radicale pour éliminer les fardeaux de graisses qui s’accumulent depuis le mois de septembre ici et là. Elle peut parler, elle qui ne pourrait même pas se beurrer une tartine avec le gras de sa poitrine.

Elle avale du Alli depuis déjà un mois - si j’ai bien compris elle va devoir passer 4 jours à moitié nue sur une plage de Corse, à Calvi, dans quelques semaines. Ça a l’air plutôt sérieux son histoire, suffisamment en tout cas pour devenir incontinente et faire de l’aérophagie jour et nuit.

Ca me ferait certainement du bien à moi aussi. Non pas d’aller à Calvi mais de me débarrasser de ces lipides qui squattent mon derrière.

Des pruneaux et du paracétamol feraient certainement l’affaire, non ?

Jun 14 2010
 le blog In and Out m’a Interviewé. Voici notre entretien :
in&out : Décrivez  vous en 5 motsNdW : Ronde,  blonde, profonde, libre et impudente.
in&out : Qui se  cache vraiment derrière Nadine ? NdW : Je suis  assez enrobée je vous l’accorde, mais pas au point de dissimuler  quelqu’un derrière moi.in&out : Comment  vous est venue l’idée d’ouvrir un blog ? NdW : Le plaisir  de l’écriture avant toute chose, l’introspection, pouvoir aborder  ouvertement des sujets qui me travaillent : le Brandy, le sexe, le  fonctionnariat, la trisomie… Je n’ai pas tout de suite pensé au blog. David, le fils de mon amie Catherine, me parlait très souvent de sa  nouvelle lubie : ses journées entières passées sur le « livre des  visages ». La ménopause s’était déjà bien installée, il me fallait du nouveau, du  frais, du neuf, c’était vital – c’est là que tout à commencé, j’ai  découvert l’Internet. 
in&out : J’adore  les conclusions de vos billets, toujours pertinentes et décalées, vous  avez créé votre marque de fabrique, quel est votre secret ? NdW :Vous me  touchez beaucoup. J’essaie d’être exigeante, je ne prends pas  mes lecteurs pour des idiots, je place la barre haut (et toujours un peu  à côté.) 
in&out : Quel est  votre vision du monde numérique ? NdW : Vous savez,  je dois beaucoup à l’Internet. Avant on oubliait mon  anniversaire, on ne m’écrivait pas, on ne se souciait pas de moi. Grâce à l’Internet j’ai repris une vie sociale, je suis redevable du  monde numérique, mais s’il pouvait me trouver un fiancé, j’en serai  d’autant plus ravie. 
in&out : Qui vous  inspire ? NdW : Pour ne  rien vous cacher mon bon Nicolas, ma principale source d’inspiration est  mon entourage. Avant de commencer cette entreprise je n’avais pas  remarqué à qu’elle point ma vie est pleine de ressources.  J’ai une vie banale, mais riche :  Traverser Paris de banlieue à banlieue pour aller travailler comme  documentaliste dans un collège, écouter sa sœur parler de son métier  d’attachée de Presse pour la mode, avoir des amis homosexuels, un enfant  trisomique et une passion pour les alcools forts, ça inspire. Sinon  j’aime beaucoup la bonne Sagan.in&out : Combien  de temps bloguez vous par jour ? NdW : Parfois je  peux rédiger deux points de vue en quelques minutes, il m’arrive aussi  de passer des heures sur la rédaction d’un seul billet. Il n’y a pas de  règle, cela dépend de ce qu’il se passe dans ma vie. Si vraiment aucun  mot ne sort je consomme quelques décilitres de liquide à 40 degrés et  trois pruneaux.in&out : Votre  boutique online tourne à plein régime, êtes vous un bon parti ? NdW : Je fais mes  premiers pas dans le monde du commerce. On parle beaucoup de cette  autre quinqua commerçante, une certaine Colette. On sait tous qu’un  marché de monopole n’est pas sain pour un pays, nous sommes maintenant  deux, elle n’a qu’à bien se tenir.

 le blog In and Out m’a Interviewé. Voici notre entretien :

in&out : Décrivez vous en 5 mots
NdW :
Ronde, blonde, profonde, libre et impudente.

in&out : Qui se cache vraiment derrière Nadine ?
NdW :
Je suis assez enrobée je vous l’accorde, mais pas au point de dissimuler quelqu’un derrière moi.

in&out : Comment vous est venue l’idée d’ouvrir un blog ?
NdW : Le plaisir de l’écriture avant toute chose, l’introspection, pouvoir aborder ouvertement des sujets qui me travaillent : le Brandy, le sexe, le fonctionnariat, la trisomie… Je n’ai pas tout de suite pensé au blog.
David, le fils de mon amie Catherine, me parlait très souvent de sa nouvelle lubie : ses journées entières passées sur le « livre des visages ».
La ménopause s’était déjà bien installée, il me fallait du nouveau, du frais, du neuf, c’était vital – c’est là que tout à commencé, j’ai découvert l’Internet.

in&out : J’adore les conclusions de vos billets, toujours pertinentes et décalées, vous avez créé votre marque de fabrique, quel est votre secret ?
NdW :
Vous me touchez beaucoup. J’essaie d’être exigeante, je ne prends pas mes lecteurs pour des idiots, je place la barre haut (et toujours un peu à côté.)

in&out : Quel est votre vision du monde numérique ?
NdW : Vous savez, je dois beaucoup à l’Internet. Avant on oubliait mon anniversaire, on ne m’écrivait pas, on ne se souciait pas de moi.
Grâce à l’Internet j’ai repris une vie sociale, je suis redevable du monde numérique, mais s’il pouvait me trouver un fiancé, j’en serai d’autant plus ravie.

in&out : Qui vous inspire ?
NdW :
Pour ne rien vous cacher mon bon Nicolas, ma principale source d’inspiration est mon entourage. Avant de commencer cette entreprise je n’avais pas remarqué à qu’elle point ma vie est pleine de ressources. J’ai une vie banale, mais riche : Traverser Paris de banlieue à banlieue pour aller travailler comme documentaliste dans un collège, écouter sa sœur parler de son métier d’attachée de Presse pour la mode, avoir des amis homosexuels, un enfant trisomique et une passion pour les alcools forts, ça inspire. Sinon j’aime beaucoup la bonne Sagan.

in&out : Combien de temps bloguez vous par jour ?
NdW :
Parfois je peux rédiger deux points de vue en quelques minutes, il m’arrive aussi de passer des heures sur la rédaction d’un seul billet. Il n’y a pas de règle, cela dépend de ce qu’il se passe dans ma vie. Si vraiment aucun mot ne sort je consomme quelques décilitres de liquide à 40 degrés et trois pruneaux.

in&out : Votre boutique online tourne à plein régime, êtes vous un bon parti ?
NdW :
Je fais mes premiers pas dans le monde du commerce. On parle beaucoup de cette autre quinqua commerçante, une certaine Colette. On sait tous qu’un marché de monopole n’est pas sain pour un pays, nous sommes maintenant deux, elle n’a qu’à bien se tenir.

Mon fils va mieux, mon fils va bien.
Comme quoi ma médication illicite fut bénéfique. Mon poulain ne craint pas les doses de cheval, comme sa mère. Nous avons profité de son appendicite pour faire un état des lieux complet de son état de santé. Verdict, on lui colle un appareil dentaire pour trois ans. Les rails métalliques qui parcourent ses chicots lui rappellent son train électrique, il est ravi.
Pour la peau grasse et les boutons blancs les médecins ne veulent rien prescrire, "l’acné fait partie du chemin de croix de l’adolescence, à long terme c’est salutaire". Je veux bien les croire.
Mais tant que le sébum suintera des pores de mon rejeton je me suis résolue à lui serrer la main.

Mon fils va mieux, mon fils va bien.

Comme quoi ma médication illicite fut bénéfique. Mon poulain ne craint pas les doses de cheval, comme sa mère. Nous avons profité de son appendicite pour faire un état des lieux complet de son état de santé. Verdict, on lui colle un appareil dentaire pour trois ans. Les rails métalliques qui parcourent ses chicots lui rappellent son train électrique, il est ravi.

Pour la peau grasse et les boutons blancs les médecins ne veulent rien prescrire, "l’acné fait partie du chemin de croix de l’adolescence, à long terme c’est salutaire". Je veux bien les croire.

Mais tant que le sébum suintera des pores de mon rejeton je me suis résolue à lui serrer la main.

Jun 13 2010
retrouvez la collection croisière sur https://nadinedeweimar.spreadshirt.fr/

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Jun 10 2010
Dix ans que j’attendais.
Voire même que j’en rêvais. Mon employeur m’a enfin envoyé en formation - pile au moment des révisions pour le brevet, le CDI arrivait à saturation. J’ai toujours été paumée avec les langues, à vrai dire depuis l’adolescence où elle était plutôt occupée à tourner dans la bouche des voyous du quartier. Les choses ont bien changé depuis, elle tourne beaucoup moins et finira bien par se nécroser vue la vitesse à laquelle j’enchaine les Gauloises.
J’ai donc enfin commencé à apprendre l’Anglais. Il était temps. Déjà deux jours de FONGECIF intensif et voilà que je me surprend à prononcer mes anglicismes préférés (sandwich, marlboro, scotch & soda… ) avec un accent à en épater mes 4èmes Technologiques.
J’espère qu’à l’issue de cette derniere journée demain je serai capable d’avoir une conversation téléphonique avec un natif des Etats-Unis - j’ai une commande de Prozac et autre gargarismes Américains vraiment alléchante à passer.
Heureusement que Joseph, un de mes acolytes du FONGECIF est là pour compléter ces cours accélérés.
Hey Nigga, I’m Nadine, nice to meet you !

Dix ans que j’attendais.

Voire même que j’en rêvais. Mon employeur m’a enfin envoyé en formation - pile au moment des révisions pour le brevet, le CDI arrivait à saturation. J’ai toujours été paumée avec les langues, à vrai dire depuis l’adolescence où elle était plutôt occupée à tourner dans la bouche des voyous du quartier. Les choses ont bien changé depuis, elle tourne beaucoup moins et finira bien par se nécroser vue la vitesse à laquelle j’enchaine les Gauloises.

J’ai donc enfin commencé à apprendre l’Anglais. Il était temps. Déjà deux jours de FONGECIF intensif et voilà que je me surprend à prononcer mes anglicismes préférés (sandwich, marlboro, scotch & soda… ) avec un accent à en épater mes 4èmes Technologiques.

J’espère qu’à l’issue de cette derniere journée demain je serai capable d’avoir une conversation téléphonique avec un natif des Etats-Unis - j’ai une commande de Prozac et autre gargarismes Américains vraiment alléchante à passer.

Heureusement que Joseph, un de mes acolytes du FONGECIF est là pour compléter ces cours accélérés.

Hey Nigga, I’m Nadine, nice to meet you !

Jun 8 2010
Hervé s’est fait opérer.
Ceci explique mon silence prolongé. J’ai passé dix jours à ses cotés à la clinique de la Gaillardière, en périphérie de Vierzon. Une semaine durant j’ai dormi du mieux que je pouvais sur un petit fauteuil en skai collant au chevet de mon fils.
Moi qui devait partir en week end sur la côte, son appendicite est mal tombé. Je vous épargne les détails sur le personnel hospitalier indifférent, plus occupé à boire de la tisane au fruits rouges en salle de repos qu’à choyer les patients. Qu’est-ce qu’une mère peut faire pour soulager son enfant ?
J’ai glissé en douce du valium dans ses corn flakes.

Hervé s’est fait opérer.

Ceci explique mon silence prolongé. J’ai passé dix jours à ses cotés à la clinique de la Gaillardière, en périphérie de Vierzon. Une semaine durant j’ai dormi du mieux que je pouvais sur un petit fauteuil en skai collant au chevet de mon fils.

Moi qui devait partir en week end sur la côte, son appendicite est mal tombé. Je vous épargne les détails sur le personnel hospitalier indifférent, plus occupé à boire de la tisane au fruits rouges en salle de repos qu’à choyer les patients. Qu’est-ce qu’une mère peut faire pour soulager son enfant ?

J’ai glissé en douce du valium dans ses corn flakes.

Jun 1 2010
Comment ne pas y penser.
La vie est souvent capricieuse, parfois généreuse, jamais évidente et toujours surprenante. Ceci est d’une banalité, je vous l’accorde - mais allez dire ça à ceux qui avaient prévus d’un coup de turbine, de rentrer à la maison après 15 jours en string, seins nus, allongés sur la plage à siroter des mojitos.
Les voilà bien les passagers du vol AF447. Ils étaient certainement loin d’imaginer que leur périple allait se terminer les pieds dans l’eau. Heureusement on a -et on continue- à leur rendre hommage. J’en finirai même par me demander si sauter entre deux turbines au milieu de nulle part, un perrier citron à la main, peu rendre extraordinaire.
Fini les alcooliques et les fumeurs qui crachent du sang, place aux destins brisés.
Je prends malheureusement trop peu l’avion pour devenir extraordinaire, je resterai donc certainement ordinaire. J’en arrive même à croire que je suis usée et insignifiante. Il faut que je réagisse. 
Accoucher d’un retardé à 40 ans cela peut-il faire de moi un destin brisé ?

Comment ne pas y penser.

La vie est souvent capricieuse, parfois généreuse, jamais évidente et toujours surprenante. Ceci est d’une banalité, je vous l’accorde - mais allez dire ça à ceux qui avaient prévus d’un coup de turbine, de rentrer à la maison après 15 jours en string, seins nus, allongés sur la plage à siroter des mojitos.

Les voilà bien les passagers du vol AF447. Ils étaient certainement loin d’imaginer que leur périple allait se terminer les pieds dans l’eau. Heureusement on a -et on continue- à leur rendre hommage. J’en finirai même par me demander si sauter entre deux turbines au milieu de nulle part, un perrier citron à la main, peu rendre extraordinaire.

Fini les alcooliques et les fumeurs qui crachent du sang, place aux destins brisés.

Je prends malheureusement trop peu l’avion pour devenir extraordinaire, je resterai donc certainement ordinaire. J’en arrive même à croire que je suis usée et insignifiante. Il faut que je réagisse. 

Accoucher d’un retardé à 40 ans cela peut-il faire de moi un destin brisé ?

May 27 2010
Je ne vous ai pas raconté Cannes.
Sexagénaires extravagants, jeunes divas, intellos de gauche et arrivistes, j’y ai trouvé mon compte. Après neuf heures de covoiturage je pose les pieds sur le bitume Azuréen enthousiaste et pimpante. Je portais une longue robe en organdi carmin, autant vous dire que l’arrêt à la pompe à essence de Montélimar ne passa pas inaperçu. 
Ni badge, ni connaissance, ni éphèbe à mon coude, je me suis lancée seule. C’est quand je buvais à la fiole une lampée de brandy et engloutissais un panini trois fromages, adossée à la portière d’une vieille américaine que de jeunes assoiffés élégamment vêtus se sont tournés vers moi. Nous avons partagé le flacon.
L’incongruité de mon profil sur le territoire Cannois leur plut. Ils m’ouvrirent alors toutes les portes. Emportée par ces démons dandy de la région Paca je devint la coqueluche d’une nuit bourrée de cinéastes. Une fausse note cependant:
Le régisseur d’Amalric a vomi sur mon décolleté.

Je ne vous ai pas raconté Cannes.

Sexagénaires extravagants, jeunes divas, intellos de gauche et arrivistes, j’y ai trouvé mon compte. Après neuf heures de covoiturage je pose les pieds sur le bitume Azuréen enthousiaste et pimpante. Je portais une longue robe en organdi carmin, autant vous dire que l’arrêt à la pompe à essence de Montélimar ne passa pas inaperçu. 

Ni badge, ni connaissance, ni éphèbe à mon coude, je me suis lancée seule. C’est quand je buvais à la fiole une lampée de brandy et engloutissais un panini trois fromages, adossée à la portière d’une vieille américaine que de jeunes assoiffés élégamment vêtus se sont tournés vers moi. Nous avons partagé le flacon.

L’incongruité de mon profil sur le territoire Cannois leur plut. Ils m’ouvrirent alors toutes les portes. Emportée par ces démons dandy de la région Paca je devint la coqueluche d’une nuit bourrée de cinéastes. Une fausse note cependant:

Le régisseur d’Amalric a vomi sur mon décolleté.

May 26 2010
David m’a emmené loin, très loin.
Je me suis laissée tenter pas son invitation à “boire des coups sur le canal” allons bon. J’arrive sur le lieu de rendez-vous quai de Jemmapes, des hordes de jeunes s’adonnent au bavardage arrosé, je me sens tout à coup très antique. Il est en retard, je poirote assise sur les pavés, les genoux serrés, mon sac à main bien collé sur la hanche (les malfrats rôdent). 
David arrive enfin, s’excuse, chargé d’un pack de 1664 et de deux “amis artistes” portant des chaussures ouvertes, nous décapsulons en parlant du temps. Pour une fois les considérations météorologiques ne me donnent pas envie de me pendre. Je me surprend à prendre part avec joie à leur discussions nuageuses. Libérés des lois régissant la vie de café nous fumons allègrement, je goûte à la verte, une bouffée d’air frais, la suite est floue.
Même s’il a les paupières qui tombent, David a su me soulever.

David m’a emmené loin, très loin.

Je me suis laissée tenter pas son invitation à “boire des coups sur le canal” allons bon. J’arrive sur le lieu de rendez-vous quai de Jemmapes, des hordes de jeunes s’adonnent au bavardage arrosé, je me sens tout à coup très antique. Il est en retard, je poirote assise sur les pavés, les genoux serrés, mon sac à main bien collé sur la hanche (les malfrats rôdent). 

David arrive enfin, s’excuse, chargé d’un pack de 1664 et de deux “amis artistes” portant des chaussures ouvertes, nous décapsulons en parlant du temps. Pour une fois les considérations météorologiques ne me donnent pas envie de me pendre. Je me surprend à prendre part avec joie à leur discussions nuageuses. Libérés des lois régissant la vie de café nous fumons allègrement, je goûte à la verte, une bouffée d’air frais, la suite est floue.

Même s’il a les paupières qui tombent, David a su me soulever.

May 19 2010
Moi qui pensait résister.
Demain matin, à l’aube, je prend mes clics et mes clacs. Je sèche l’atelier poésie contemporaine de neuf heures avec les 3èmes D et plutôt que de passer le reste de la journée à ronronner les pieds sur l’unité centrale je vais me rendre sur la croisette.
Les Médias me font culpabiliser : le prestige à portée de mains, des cocktails en veux-tu, en voilà, des kilomètres de pellicules du matin au soir, des stars à chaque coin de rue, le tapis rouge, les marches. Je ne suis pas capricieuse mais plutôt que de vilipender ma soeur et ses amies, déjà sur place depuis lundi, je vais moi aussi me faire un nom en région PACA.
Ce soir je me couche tôt, et sobre, pour attaquer avec panache cette journée de co-voiturage : rdv sur le parking du CarrefourMarket de la Garenne Colombes à 4.45h avec Véronique et son quatre essieux Peugeot. J’ai déjà prévu un thermos de café.
Tant pis pour l’épilation, je resterai en pantalon.

Moi qui pensait résister.

Demain matin, à l’aube, je prend mes clics et mes clacs. Je sèche l’atelier poésie contemporaine de neuf heures avec les 3èmes D et plutôt que de passer le reste de la journée à ronronner les pieds sur l’unité centrale je vais me rendre sur la croisette.

Les Médias me font culpabiliser : le prestige à portée de mains, des cocktails en veux-tu, en voilà, des kilomètres de pellicules du matin au soir, des stars à chaque coin de rue, le tapis rouge, les marches. Je ne suis pas capricieuse mais plutôt que de vilipender ma soeur et ses amies, déjà sur place depuis lundi, je vais moi aussi me faire un nom en région PACA.

Ce soir je me couche tôt, et sobre, pour attaquer avec panache cette journée de co-voiturage : rdv sur le parking du CarrefourMarket de la Garenne Colombes à 4.45h avec Véronique et son quatre essieux Peugeot. J’ai déjà prévu un thermos de café.

Tant pis pour l’épilation, je resterai en pantalon.

May 18 2010
Voilà qu’on nous en remet une couche sur l’homophobie.
Les araignées se plaignent-elles des aracnophobes ? Le noir se plaint-il de l’incluophobie ? Non.
Daniel ne se plaint pas, il vit dans son microcosme du quatrième arrondissement, entouré des siens, pénard. C’est après 20 années d’amitié que j’ai découvert ses préférences. J’ai accueilli la nouvelle avec flegme, finalement ça ne change rien du tout.
Je me questionne juste sur le regroupement massif d’une communauté sur un territoire si restreint, Daniel m’a donné une explication: 
"Tu sais ma chérie, Saint-Paul n’était pas gay, contrairement à Jean Marais."

Voilà qu’on nous en remet une couche sur l’homophobie.

Les araignées se plaignent-elles des aracnophobes ? Le noir se plaint-il de l’incluophobie ? Non.

Daniel ne se plaint pas, il vit dans son microcosme du quatrième arrondissement, entouré des siens, pénard. C’est après 20 années d’amitié que j’ai découvert ses préférences. J’ai accueilli la nouvelle avec flegme, finalement ça ne change rien du tout.

Je me questionne juste sur le regroupement massif d’une communauté sur un territoire si restreint, Daniel m’a donné une explication: 

"Tu sais ma chérie, Saint-Paul n’était pas gay, contrairement à Jean Marais."

May 17 2010
L’usage de l’euro serait remis en question.
Je serais infiniment déçue si cela arrivait. J’ai accueilli l’euro la bourse vide et le coeur plein d’espoir, j’y ai cru à cette foutue Europe. La circulation libre de ses habitants, l’héritage communs de ses cultures: de la sécession Viennoise aux programmes TV de la Rai Uno. La pluralité de ses physionomies: de la rousseur Irlandaise au hâle intense des torses Siciliens, la diversité de ses spécialités culinaires: du Kouing-aman au Tarama, j’en passe et des meilleures.
L’abolition de la monnaie unique pour aller vers quoi ? J’en ai ma claque du franc, qui plus est, j’ai vendu sur ebay mes dernières pièces. Seule une chose me plairait, le retour au troc.
Combien d’I pad pour ces deux cousssins ?

L’usage de l’euro serait remis en question.

Je serais infiniment déçue si cela arrivait. J’ai accueilli l’euro la bourse vide et le coeur plein d’espoir, j’y ai cru à cette foutue Europe. La circulation libre de ses habitants, l’héritage communs de ses cultures: de la sécession Viennoise aux programmes TV de la Rai Uno. La pluralité de ses physionomies: de la rousseur Irlandaise au hâle intense des torses Siciliens, la diversité de ses spécialités culinaires: du Kouing-aman au Tarama, j’en passe et des meilleures.

L’abolition de la monnaie unique pour aller vers quoi ? J’en ai ma claque du franc, qui plus est, j’ai vendu sur ebay mes dernières pièces. Seule une chose me plairait, le retour au troc.

Combien d’I pad pour ces deux cousssins ?

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