Le point de vue de Nadine de Weimar

Bonjour,

je suis Nadine,

Nadine de Weimar.

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Chaque jour découvrez mon point de vue,
mes idées, mes commentaires ...

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nadinedeweimar@gmail.com

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La Boutique

 

May 14 2010
Rien ne pouvait me faire plus plaisir que cette nouvelle.
ça n’est pas un double sctoch, ni un triple martini, c’est un apéritif géant. Les forces gouvernementales ont beau vouloir légiférer ces retrouvailles massives à la descente aiguë je vois là un mouvement populaire post soixante-huitard et cela me rend extatique. Certes l’anecdote du garçon tombé du pont fait tâche, mais on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs.
Demain, Sonia, Catherine, David, Daniel et moi serons sur le champs de mars, champagne rosé, brandy et pack de 36, nous boirons sur tous les fronts.
Et j’oubliai. On emmène le petit.

Rien ne pouvait me faire plus plaisir que cette nouvelle.

ça n’est pas un double sctoch, ni un triple martini, c’est un apéritif géant. Les forces gouvernementales ont beau vouloir légiférer ces retrouvailles massives à la descente aiguë je vois là un mouvement populaire post soixante-huitard et cela me rend extatique. Certes l’anecdote du garçon tombé du pont fait tâche, mais on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs.

Demain, Sonia, Catherine, David, Daniel et moi serons sur le champs de mars, champagne rosé, brandy et pack de 36, nous boirons sur tous les fronts.

Et j’oubliai. On emmène le petit.

May 12 2010
Ce soir je vais au théatre.
Catherine souhaite me faire plaisir en me proposant des sorties, elle tient à me distraire. Se dit-elle que je m’ennuie comme un rat mort ?
Je parle de théâtre mais à vrai dire la pièce est jouée par des comédiens pour la plupart issus du petit écran. De ceux qui cherchent à s’extirper du tube cathodique pour se la donner sur les planches en face d’un public, un vrai. Je crains de me farcir un vaudeville tiède et lourdingue entourée d’un parterre de ménagères au rire gras. Jean-luc Reichmann et Corinne Touzet en rôle titre cela n’augure rien qui vaille.
Ce soir Je me sens acerbe et totalement claquée, j’ai tout de même sortie mes talons hauts pour l’occasion, nous sommes placées au balcon.
Pour peu qu’un con me dise “Attention à la marche”, c’est une droite qui partira.

Ce soir je vais au théatre.

Catherine souhaite me faire plaisir en me proposant des sorties, elle tient à me distraire. Se dit-elle que je m’ennuie comme un rat mort ?

Je parle de théâtre mais à vrai dire la pièce est jouée par des comédiens pour la plupart issus du petit écran. De ceux qui cherchent à s’extirper du tube cathodique pour se la donner sur les planches en face d’un public, un vrai. Je crains de me farcir un vaudeville tiède et lourdingue entourée d’un parterre de ménagères au rire gras. Jean-luc Reichmann et Corinne Touzet en rôle titre cela n’augure rien qui vaille.

Ce soir Je me sens acerbe et totalement claquée, j’ai tout de même sortie mes talons hauts pour l’occasion, nous sommes placées au balcon.

Pour peu qu’un con me dise “Attention à la marche”, c’est une droite qui partira.

May 11 2010
Il n’a finalement jamais rapellé.
A mon age je ne suis plus très fraiche, ça n’est pas une révélation. Antoine m’a certainement trouvée mauvaise, triste et sans saveur. J’ai néanmoins réussi à passer le cap de cette douloureuse épreuve -il m’a également supprimée de ses amis- et ce grâce à mes élèves. Ils ont organisé un anniversaire auquel j’ai été conviée. Je m’étais jurée de ne jamais mélanger travail et vie privée, qui plus est avec les enfants. Mais à quoi bon…
Ils servaient de l’alcool, le jardin était suffisament grand pour pouvoir fumer en paix, et même si le nombre d’adultes était limité, je m’y suis sentie tres à l’aise. Mes éleves ont été admirables ils m’ont largement rassurés sur ma déception amoureuse, et se chargent de me trouver mon prochain compagnon.
Qui ne tente rien n’a rien, je sais déjà qu’un des parents d’élèves est célibataire, et qu’il possède une résidence secondaire sur la cote d’azur.
Je reprendrais bien une part de ce délicieux space cake.

Il n’a finalement jamais rapellé.

A mon age je ne suis plus très fraiche, ça n’est pas une révélation. Antoine m’a certainement trouvée mauvaise, triste et sans saveur. J’ai néanmoins réussi à passer le cap de cette douloureuse épreuve -il m’a également supprimée de ses amis- et ce grâce à mes élèves. Ils ont organisé un anniversaire auquel j’ai été conviée. Je m’étais jurée de ne jamais mélanger travail et vie privée, qui plus est avec les enfants. Mais à quoi bon…

Ils servaient de l’alcool, le jardin était suffisament grand pour pouvoir fumer en paix, et même si le nombre d’adultes était limité, je m’y suis sentie tres à l’aise. Mes éleves ont été admirables ils m’ont largement rassurés sur ma déception amoureuse, et se chargent de me trouver mon prochain compagnon.

Qui ne tente rien n’a rien, je sais déjà qu’un des parents d’élèves est célibataire, et qu’il possède une résidence secondaire sur la cote d’azur.

Je reprendrais bien une part de ce délicieux space cake.

May 5 2010
Deux jours cloitrée à la maison, deux jours à tourner en rond sur l’Internet, ça devait arriver.
On m’a e-alpagué, plusieurs fois, des hommes, des femmes, des enfants. Le contact est facile sur la toile, surtout quand on s’ennuie. Et puis il est arrivé : Antoine, statut vide, 9 photos, 356 amis, vendeur de vélos, 36 ans, célibataire, attiré par les femmes, sans opinion politique et sans religion.
"Bonjour Nadine, Enchanté
> Mon bon Antoine, le plaisir est partagé
J’aime ton blog, c’est fin, c’est fort. Tu fais quoi là?
> Un grand merci Antoine pour ces belles louanges. Vous savez, des paroles comme celles-ci me rendent terriblement heureuse. Je suis en arrêt maladie, je tourne en rond à la maison.
Passe chez moi, j’habite au xx rue xxxx dans le 3ème, digicode b1855. Je vais te montrer ce que c’est qu’une vraie louange. “
*Antoine est hors ligne*
J’ai hésité, une seconde, peut être deux. Puis j’ai enfilé une robe et un sweater, ajusté mon brushing, et navigo en main, me suis dirigée vers le centre de Paris. Nous avons très peu parlé, j’étais assez gênée, il m’a mis à l’aise avec un ballon de rouge, et il a ensuite tenu ses promesses.
J’ai compris ce que c’est qu’une vraie louange.
j’ai en sus, oublié mon Navigo, je vais donc devoir y retourner.

Deux jours cloitrée à la maison, deux jours à tourner en rond sur l’Internet, ça devait arriver.

On m’a e-alpagué, plusieurs fois, des hommes, des femmes, des enfants. Le contact est facile sur la toile, surtout quand on s’ennuie. Et puis il est arrivé : Antoine, statut vide, 9 photos, 356 amis, vendeur de vélos, 36 ans, célibataire, attiré par les femmes, sans opinion politique et sans religion.

"Bonjour Nadine, Enchanté

> Mon bon Antoine, le plaisir est partagé

J’aime ton blog, c’est fin, c’est fort. Tu fais quoi là?

> Un grand merci Antoine pour ces belles louanges. Vous savez, des paroles comme celles-ci me rendent terriblement heureuse. Je suis en arrêt maladie, je tourne en rond à la maison.

Passe chez moi, j’habite au xx rue xxxx dans le 3ème, digicode b1855. Je vais te montrer ce que c’est qu’une vraie louange. “

*Antoine est hors ligne*

J’ai hésité, une seconde, peut être deux. Puis j’ai enfilé une robe et un sweater, ajusté mon brushing, et navigo en main, me suis dirigée vers le centre de Paris. Nous avons très peu parlé, j’étais assez gênée, il m’a mis à l’aise avec un ballon de rouge, et il a ensuite tenu ses promesses.

J’ai compris ce que c’est qu’une vraie louange.

j’ai en sus, oublié mon Navigo, je vais donc devoir y retourner.

May 4 2010
J’ai mal à la cuisse.
Hier je suis allée chez mon médecin traitant pour obtenir un arrêt de travail. C’était aussi une bonne occasion de tester ma nouvelle mutuelle. Malheureusement comme à chaque fois, je n’ai rien compris et j’ai fini par devoir sortir mon carnet de chèques. Je devrais peut être changer de médecin - quoique s’il continue comme ça c’est plutôt lui qui va me quitter pour partir s’installer sur la French Riviera - mais peut importe.
L’arrêt maladie en main, la douloureuse évacuée, je devais ensuite me préparer à une épreuve qui m’a toujours affolée : la prise de sang. Soit disant pour vérifier mon taux de cholestérol, j’ai du me présenter ce matin au centre médical avant 10h, à jeun : c’est à dire sans boire, ni manger, ni fumer et cela après minuit la veille.
Autant vous dire que j’en m’en suis donnée à coeur joie hier soir.
9.30h, sandales en mousse, jogging beige, haleine corsée, carte vitale à la main, la manche retroussée : "Madame de Weimar ? bienvenue, détendez-vous". Ca a été tellement chaotique que l’infirmiere en a laché son cathéter, et s’est déchirée le sphincter en glissant sur mes globules toujours chauds. On ne m’a rien prélevé mais je suis quand même vidée… Je n’y retournerai jamais.
Le choléstérol, moi, je m’en fait des tartines !

J’ai mal à la cuisse.

Hier je suis allée chez mon médecin traitant pour obtenir un arrêt de travail. C’était aussi une bonne occasion de tester ma nouvelle mutuelle. Malheureusement comme à chaque fois, je n’ai rien compris et j’ai fini par devoir sortir mon carnet de chèques. Je devrais peut être changer de médecin - quoique s’il continue comme ça c’est plutôt lui qui va me quitter pour partir s’installer sur la French Riviera - mais peut importe.

L’arrêt maladie en main, la douloureuse évacuée, je devais ensuite me préparer à une épreuve qui m’a toujours affolée : la prise de sang. Soit disant pour vérifier mon taux de cholestérol, j’ai du me présenter ce matin au centre médical avant 10h, à jeun : c’est à dire sans boire, ni manger, ni fumer et cela après minuit la veille.

Autant vous dire que j’en m’en suis donnée à coeur joie hier soir.

9.30h, sandales en mousse, jogging beige, haleine corsée, carte vitale à la main, la manche retroussée : "Madame de Weimar ? bienvenue, détendez-vous". Ca a été tellement chaotique que l’infirmiere en a laché son cathéter, et s’est déchirée le sphincter en glissant sur mes globules toujours chauds. On ne m’a rien prélevé mais je suis quand même vidée… Je n’y retournerai jamais.

Le choléstérol, moi, je m’en fait des tartines !

May 3 2010
Et moi qui voulait bien faire.
Ce week-end, alors que j’avais prévu une ballade avec Catherine le long de la RN134 pour ramasser quelques prunes jaunes, j’ai du rester à la maison. Mon amie s’est décommandée -prétextant une livraison de son nouvel électroménager- à défaut de sens de l’orientation, j’ai donc du trouver une autre occupation.
Maman m’a toujours dit qu’une femme qui se débrouille seule n’est pas vraiment une femme - je devais donc lui prouver le contraire.
8 min de location, pneu mou, selle trop haute, freins usés, roue voilée, mon ardeur du guidon couplé à mon irrésistible besoin de vitesse auront eu raison de moi. Descente de la rue du 8 Juin, signe de la main au buraliste, virage à droite, le vélib’ finira sa course quasi-maitrisée, dans les grilles du jardin d’enfants.
Un pantalon de lycra perdu, mon pachemina lacéré, et une marque digne du grand bleu,
je vais devoir annuler mon rdv au centre d’épilation.

Et moi qui voulait bien faire.

Ce week-end, alors que j’avais prévu une ballade avec Catherine le long de la RN134 pour ramasser quelques prunes jaunes, j’ai du rester à la maison. Mon amie s’est décommandée -prétextant une livraison de son nouvel électroménager- à défaut de sens de l’orientation, j’ai donc du trouver une autre occupation.

Maman m’a toujours dit qu’une femme qui se débrouille seule n’est pas vraiment une femme - je devais donc lui prouver le contraire.

8 min de location, pneu mou, selle trop haute, freins usés, roue voilée, mon ardeur du guidon couplé à mon irrésistible besoin de vitesse auront eu raison de moi. Descente de la rue du 8 Juin, signe de la main au buraliste, virage à droite, le vélib’ finira sa course quasi-maitrisée, dans les grilles du jardin d’enfants.

Un pantalon de lycra perdu, mon pachemina lacéré, et une marque digne du grand bleu,

je vais devoir annuler mon rdv au centre d’épilation.

Apr 27 2010
J’ai gagné 500 euros au Millionaire.
Ce matin, en commandant au buraliste de l’avenue de Clichy ma dose quotidienne de panacée, mon regard s’est égaré sur ce petit bout de carton aux couleurs chatoyantes. Je n’ai pas résisté. N’allez surtout pas croire que je gratte avec assuétude, mais une fois de temps en temps ça ne fait de mal à personne - l’adage est universel, j’en connais un rayon.
Mais que faire de mon butin ?
J’ai tout de suite pensé à un brushing + couleurs alors que ma soeur Sonia, elle, n’a pas hésité une seconde: “Viens à Cannes, j’y serai!”. La croisette, les bars de plage, le festival, les stars, les millionnaires, un rêve. Je me vois déjà allongée sur la plage, discuter avec Michel (Drucker), fanfaronner avec Juliette (Binoche) et taquiner Sacha (Distel).
Croyez-vous qu’il reste encore des plans co-voiturage pour rejoindre la côte d’Azur ?

J’ai gagné 500 euros au Millionaire.

Ce matin, en commandant au buraliste de l’avenue de Clichy ma dose quotidienne de panacée, mon regard s’est égaré sur ce petit bout de carton aux couleurs chatoyantes. Je n’ai pas résisté. N’allez surtout pas croire que je gratte avec assuétude, mais une fois de temps en temps ça ne fait de mal à personne - l’adage est universel, j’en connais un rayon.

Mais que faire de mon butin ?

J’ai tout de suite pensé à un brushing + couleurs alors que ma soeur Sonia, elle, n’a pas hésité une seconde: “Viens à Cannes, j’y serai!”. La croisette, les bars de plage, le festival, les stars, les millionnaires, un rêve. Je me vois déjà allongée sur la plage, discuter avec Michel (Drucker), fanfaronner avec Juliette (Binoche) et taquiner Sacha (Distel).

Croyez-vous qu’il reste encore des plans co-voiturage pour rejoindre la côte d’Azur ?

Apr 26 2010
Le deuil n’a pas toujours les mêmes atours.
Catherine a la chance d’avoir une ribambelle de cousins. De ceux que l’on retrouve chaque été sur la côte depuis l’enfance. De ceux qui portent des chemises vichy le jour et finissent devêtus dans les buissons la nuit. De ceux dont vous seriez tombés amoureux un soir au bord de l’eau (les liens du sang triomphent parfois de la fougue adolescente). De ceux que vous voyez grandir, devenir étudiants, notaires, parents, puis grands-parents dynamiques ou vaillant cancéreux.
Samedi eut lieu l’enterrement de Jean-Philippe. Un sacré type, père de famille nombreuse, discrètement volage et bon vivant au charisme fédérateur.
La meilleure façon de lui rendre hommage fut de s’en coller une bonne.

Le deuil n’a pas toujours les mêmes atours.

Catherine a la chance d’avoir une ribambelle de cousins. De ceux que l’on retrouve chaque été sur la côte depuis l’enfance. De ceux qui portent des chemises vichy le jour et finissent devêtus dans les buissons la nuit. De ceux dont vous seriez tombés amoureux un soir au bord de l’eau (les liens du sang triomphent parfois de la fougue adolescente). De ceux que vous voyez grandir, devenir étudiants, notaires, parents, puis grands-parents dynamiques ou vaillant cancéreux.

Samedi eut lieu l’enterrement de Jean-Philippe. Un sacré type, père de famille nombreuse, discrètement volage et bon vivant au charisme fédérateur.

La meilleure façon de lui rendre hommage fut de s’en coller une bonne.

Apr 22 2010
Jet tours me voilà.Catherine et moi partirons ensemble cet été. Nous échangeons sur nos aspirations de juilletistes pour calibrer un voyage au profil impeccable.
ça n’est pas une mince affaire que de s’organiser, de faire coincider nos envies. Moi qui me la colle un jour sur deux durant l’année, j’aimerais profiter de cette quinzaine pour reposer mon foie et aérer mes bronches.
Elle qui mène une vie d’ascete, préfererais envoyer balader les produits bio et ses 10 heures de sommeil journalier pour une virée dans un club “all included”. Gambas surgelées, planteur concentré et quinquagénaires très ouverts c’est ce qui la fait vibrer. Autant dire qu’entre une cabane en bois à Goteborg et le club med de Djerba nous ne sommes pas sur les même latitudes.
Je crains qu’à trop tergiverser on se finisse encore à la Bourboule.

Jet tours me voilà.

Catherine et moi partirons ensemble cet été. Nous échangeons sur nos aspirations de juilletistes pour calibrer un voyage au profil impeccable.

ça n’est pas une mince affaire que de s’organiser, de faire coincider nos envies. Moi qui me la colle un jour sur deux durant l’année, j’aimerais profiter de cette quinzaine pour reposer mon foie et aérer mes bronches.

Elle qui mène une vie d’ascete, préfererais envoyer balader les produits bio et ses 10 heures de sommeil journalier pour une virée dans un club “all included”. Gambas surgelées, planteur concentré et quinquagénaires très ouverts c’est ce qui la fait vibrer. Autant dire qu’entre une cabane en bois à Goteborg et le club med de Djerba nous ne sommes pas sur les même latitudes.

Je crains qu’à trop tergiverser on se finisse encore à la Bourboule.

Apr 20 2010
Pas de pression.
Cela fait longtemps (trop?) qu’à chacun de mes anniversaires je me dis que je me rapproche inévitablement de la sagesse - peut être à tort ?
A l’aube de mes cinquante ans il serait temps de trouver le juste équilibre. Je suis semble t-il une femme d’excès. J’adore fumer -parfois sans le filtre, sortir pour m’évanouir au lieu de m’épanouir, cuisiner pour 12, commencer par le dessert et finir avec l’entrée, garder mes tenues de 76 alors que nous sommes déjà bien loin de l’an 2000 …
C’est un travail de fond que je dois mettre en place si je veux m’assagir, mais en ai-je vraiment envie ? C’est peut être la seule solution si je ne veux pas finir ma vie seule : ça doit être éprouvant une femme comme moi pour un homme tel qu’il soit.
Mon niveau d’estime diminue autant que mes œstrogènes, je vais devoir me faire aider et aller chez un psychologue, j’en ai peur.
On peut fumer au moins chez le psy ?

Pas de pression.

Cela fait longtemps (trop?) qu’à chacun de mes anniversaires je me dis que je me rapproche inévitablement de la sagesse - peut être à tort ?

A l’aube de mes cinquante ans il serait temps de trouver le juste équilibre. Je suis semble t-il une femme d’excès. J’adore fumer -parfois sans le filtre, sortir pour m’évanouir au lieu de m’épanouir, cuisiner pour 12, commencer par le dessert et finir avec l’entrée, garder mes tenues de 76 alors que nous sommes déjà bien loin de l’an 2000 …

C’est un travail de fond que je dois mettre en place si je veux m’assagir, mais en ai-je vraiment envie ? C’est peut être la seule solution si je ne veux pas finir ma vie seule : ça doit être éprouvant une femme comme moi pour un homme tel qu’il soit.

Mon niveau d’estime diminue autant que mes œstrogènes, je vais devoir me faire aider et aller chez un psychologue, j’en ai peur.

On peut fumer au moins chez le psy ?

Apr 16 2010
Cet été s’annonce radieux.
Je devrais avoir gagné en maturité et en sagesse, et pourtant je me sens rajeunir. J’apprends tous les jours grâce à l’internet, les réseaux sociaux me lient d’amitié avec de nombreux jeunes et j’ai la chance de me sentir entourée.
Parmi les liens renforcés cette dernière année, il y en a un qui me touche beaucoup. David, le fils de Catherine, ne cesse de se rapprocher de moi. Lors de la création de mon site internet nous entretenions des rapports cordiaux - quasi professionnels. Mais la dépression est passée par là, et nous l’a transformé.
Depuis il m’appelle régulièrement. Il nous arrive même, de plus en plus fréquemment de nous retrouver au Relais de Berthier de la porte de Clichy, trinquer “à la fin de journée”. Ce bon David est assez beau garçon. Sa vision de la vie me plait beaucoup et nous partageons les mêmes vices: alcools forts, bavardages, Gauloises, sexe, divagations… j’en passe et des meilleurs.
Sa bienveillance me rassure et cette nouvelle proximité me plait, mais je n’ose pas le dire à Catherine.
Et par dessus tout, il chausse du 45.

Cet été s’annonce radieux.

Je devrais avoir gagné en maturité et en sagesse, et pourtant je me sens rajeunir. J’apprends tous les jours grâce à l’internet, les réseaux sociaux me lient d’amitié avec de nombreux jeunes et j’ai la chance de me sentir entourée.

Parmi les liens renforcés cette dernière année, il y en a un qui me touche beaucoup. David, le fils de Catherine, ne cesse de se rapprocher de moi. Lors de la création de mon site internet nous entretenions des rapports cordiaux - quasi professionnels. Mais la dépression est passée par là, et nous l’a transformé.

Depuis il m’appelle régulièrement. Il nous arrive même, de plus en plus fréquemment de nous retrouver au Relais de Berthier de la porte de Clichy, trinquer à la fin de journée. Ce bon David est assez beau garçon. Sa vision de la vie me plait beaucoup et nous partageons les mêmes vices: alcools forts, bavardages, Gauloises, sexe, divagations… j’en passe et des meilleurs.

Sa bienveillance me rassure et cette nouvelle proximité me plait, mais je n’ose pas le dire à Catherine.

Et par dessus tout, il chausse du 45.

Apr 14 2010
J’avais presque oublié.
Chers lecteurs, chers internautes, chers jeunes, graphistes, vendeurs, coordonniers, tenanciers, commerciaux, journalistes, employés, cadres, dirigeants, illétrés, agnostiques, chercheurs d’emplois, rentiers, Chers tous,
C’est mon anniversaire aujourd’hui et vous avez su me le rappeler. Je suis sur la toile depuis peu, et c’est la première fois que je me sens si entourée.
Une idée folle me traverse l’esprit: organiser une fête. Une vraie, qui sent la sueur, qui colle au corsage, qui fais tourner la tête, qui fait qu’on rentre avec les cheveux qui sentent.
Cependant, j’ai peur. Peur de me retrouver comme une vieille cloche dans un troquet à descendre un americano la larme à l’oeil. Si personne ne venait, la déception serait immense.
Si je fais une boum, serez-vous de la partie ?

J’avais presque oublié.

Chers lecteurs, chers internautes, chers jeunes, graphistes, vendeurs, coordonniers, tenanciers, commerciaux, journalistes, employés, cadres, dirigeants, illétrés, agnostiques, chercheurs d’emplois, rentiers, Chers tous,

C’est mon anniversaire aujourd’hui et vous avez su me le rappeler. Je suis sur la toile depuis peu, et c’est la première fois que je me sens si entourée.

Une idée folle me traverse l’esprit: organiser une fête. Une vraie, qui sent la sueur, qui colle au corsage, qui fais tourner la tête, qui fait qu’on rentre avec les cheveux qui sentent.

Cependant, j’ai peur. Peur de me retrouver comme une vieille cloche dans un troquet à descendre un americano la larme à l’oeil. Si personne ne venait, la déception serait immense.

Si je fais une boum, serez-vous de la partie ?

Apr 13 2010
J’ai passé un week end éprouvant.
Ma collègue Jeanne fêtait son anniversaire ce samedi, à Compiègne. J’y suis allée avec Catherine car je ne souhaitais pas y aller seule, c’est suffisamment dur au quotidien alors dans une soirée parmi des trentenaires ça me paraissait insurmontable…
Nous sommes arrivées à 20.30h - tailleur bleu, créoles, rouge à lèvres, foulard en soie vert et noir, maquillage à outrance pour cacher mon teint blafard, escarpins plats et vernis rouge sur les mains, noir sur les pieds. J’étais à l’aise, très à l’aise. Trop ?
J’ai bu s’en m’en apercevoir, accepté les mélanges à mon insu, et délibérément évité les petits fours. Il y avait un livre d’or qui trainait sur la commode, j’en ai pris possession et ai écris entre autre :
Nadine, Jeune femme mure de 47 ans pour étalon lubrique.

J’ai passé un week end éprouvant.

Ma collègue Jeanne fêtait son anniversaire ce samedi, à Compiègne. J’y suis allée avec Catherine car je ne souhaitais pas y aller seule, c’est suffisamment dur au quotidien alors dans une soirée parmi des trentenaires ça me paraissait insurmontable…

Nous sommes arrivées à 20.30h - tailleur bleu, créoles, rouge à lèvres, foulard en soie vert et noir, maquillage à outrance pour cacher mon teint blafard, escarpins plats et vernis rouge sur les mains, noir sur les pieds. J’étais à l’aise, très à l’aise. Trop ?

J’ai bu s’en m’en apercevoir, accepté les mélanges à mon insu, et délibérément évité les petits fours. Il y avait un livre d’or qui trainait sur la commode, j’en ai pris possession et ai écris entre autre :

Nadine, Jeune femme mure de 47 ans pour étalon lubrique.

Apr 9 2010
C’était il y a dix jours.
Je me disais qu’en travaillant dans un collège, le premier avril allait me coûter cher. J’ai pris le soin ce jour là de mettre des chaussures anti-dérapantes, d’entrer au sein du centre de documentation vêtue d’une capuche, d’examiner l’assise de ma chaise, de n’accepter aucun breuvage, aucune denrées alimentaires offertes par quiconque.
Chacun de mes gestes fût précédé d’une longue réflexion pesant les risques y étant associés. Tenaillée par la peur de la farce, J’ai refusé de monter sur un escabeau pour atteindre l’ouvrage que me réclamait un élève en fauteuil roulant. A ma plus grande satisfaction la journée se termina sans que rien ne fût à signaler, j’ai depuis repris une activité normale, à un détail près.
Les parents de l’amputé m’attaquent aux assises.

C’était il y a dix jours.

Je me disais qu’en travaillant dans un collège, le premier avril allait me coûter cher. J’ai pris le soin ce jour là de mettre des chaussures anti-dérapantes, d’entrer au sein du centre de documentation vêtue d’une capuche, d’examiner l’assise de ma chaise, de n’accepter aucun breuvage, aucune denrées alimentaires offertes par quiconque.

Chacun de mes gestes fût précédé d’une longue réflexion pesant les risques y étant associés. Tenaillée par la peur de la farce, J’ai refusé de monter sur un escabeau pour atteindre l’ouvrage que me réclamait un élève en fauteuil roulant. A ma plus grande satisfaction la journée se termina sans que rien ne fût à signaler, j’ai depuis repris une activité normale, à un détail près.

Les parents de l’amputé m’attaquent aux assises.

Apr 8 2010
A chaque jour suffit sa peine.
Je n’ai pas un métier facile, documenter des adolescents qui pensent à tout sauf à la lecture n’est vraiment pas commode et cela dure depuis trente ans. J’ai eu le temps de les voir évoluer ces petits poulbots.
Dans les années 80, ils étaient dociles, intéressés, captivés par les romans, nouvelles, et autre magazines. Je me sentais utile à mon poste, peut être parce qu’à l’époque j’étais encore plutôt ferme et que je n’avais toujours pas dépassé la taille 40. De nos jours, et cela depuis l’arrivée de l’Internet, ils sont devenus incontrôlables, presque primitifs. Le petit Pierre, pantalon à pinces, bretelles en nylon et souliers vernis, a laissé la place à Dylan, jean’s et tennis, gomina et cætera, qui fume des pétards et troc des condoms… 
Ca n’est certainement pas Wikipedia qui leur apprendra les bonnes manières, ni Caramail les règles élémentaires de conjugaison et d’orthographe.
Et moi la quinqua qui n’a toujours pas mis de tanga.

A chaque jour suffit sa peine.

Je n’ai pas un métier facile, documenter des adolescents qui pensent à tout sauf à la lecture n’est vraiment pas commode et cela dure depuis trente ans. J’ai eu le temps de les voir évoluer ces petits poulbots.

Dans les années 80, ils étaient dociles, intéressés, captivés par les romans, nouvelles, et autre magazines. Je me sentais utile à mon poste, peut être parce qu’à l’époque j’étais encore plutôt ferme et que je n’avais toujours pas dépassé la taille 40. De nos jours, et cela depuis l’arrivée de l’Internet, ils sont devenus incontrôlables, presque primitifs. Le petit Pierre, pantalon à pinces, bretelles en nylon et souliers vernis, a laissé la place à Dylan, jean’s et tennis, gomina et cætera, qui fume des pétards et troc des condoms… 

Ca n’est certainement pas Wikipedia qui leur apprendra les bonnes manières, ni Caramail les règles élémentaires de conjugaison et d’orthographe.

Et moi la quinqua qui n’a toujours pas mis de tanga.

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